Tuesday, April 25, 2006

La fete aux anglais


Dimanche, en rentrant de notre week end pascal, on se rue sur le repondeur. Nos espoirs se concretisent, on a un message des proprios du van. On est trop impatients, etonnes et contents, pour arriver a comprendre ce qu'ils disent. On convoque James d'urgence pour une traduction de british a anglais internationnal. James ecoute le message 3 fois. Ses conclusions sont formelles, le van a ete retrouve, il est devant le poste de police. Explosion de joie et echaffaudage de plans...
Apres moultes investigations, il s'avere que James n'a pas bien compris le message, le van n'a jamais ete retrouve et il paratrait que les clefs aient ete vues au poste de police. Comme quoi le British et l'anglais sont bien 2 langues differentes.
On a tente, pendant une semaine, d'explique a chaque police rencontre, qu'on nous avait vole notre van... qu'il ne nous appartenait pas vraiment... qu'on en a herite d'un voyageur... qui lui meme ne l'avait pas officiellement acquis completement... Bref une sombre histoire, qui s'est termine par l'achat d'un autre van, le meme en blanc, avec un pare kangourou, tous ses slip en regle et une fenetre sur le ciel.
Aujourd'hui, nous passons la journee a Laperouse, au sud de la ville. Laperouse, c'est l'explorateur francais qui a debarque sur le continent australien, a 10km du campdu capitaine Cook et 5 jours apres lui. A 5 jours pres, l'australie pourrait parle francais... Si Laperouse n'etait pas reparti quelques semaines apres pour finir devore par les cannibales du Vanuatu avec tout son equipage. L'histoire et surtout les anglais, disent qu'il aurait trouve cet endroit, paradisiaque selon nous, peu accueillant a son gout.

Tuesday, April 18, 2006

une bonne vanne


Vous avez certainement compris que nous sommes a la recherche d'un van pour quitter la ville et partir a la decouverte de l'outback. L'histoire commence dans les bas fonds de Sydney, le quartier mal famme de Kings Cross (c'est le seul quartier ou ca sent mauvais dans les toilettes, c'est a ca qu'on le reconnait). Parmis tous les panneaux d'affichage, une annonce de VAN FOR SALE attire notre attention. Forcement, il est 4 fois moins cher que tous les autres. L'annonce est un peu vieille mais on tente notre chance. Et avec raison, puisque le lendemain, on rencontre les proprios du van, Madeline et Andrew. Ils sont un couple de britaniques en lune de miel et repartent 2 jours apres. Nous sommes seduits par le van, un beau van rouge avec des flammes sur le volant. Son seul probleme, il n'a ni slip bleu, ni slip vert (c'est comme ca que s'appellent les certificats de controle technique et d'assurance). RdV est pris pour le lendemain matin. Pendant la nuit, on s'est decide a adopter le van rouge et a lui trouver des slips a sa taille, coute que coute. Le lendemain, on va annoncer la bonne nouvelle a Madeline et Andrew, et devinez ce qu'on decouvre, en bas des escaliers de Kings Cross, le van a disparu. Il s'est fait voler pendant la nuit... Madeline et Andrew sont maintenant en Nouvelle Zelande. Ils ont nomme Sebastien comme heritier du van, si jamais il ressort vivant de cette histoire. La suite, s'il y en a une, au prochain numero...
(la photo n'a rien a voir mais ca fait mieux qu'une photo de van)

Monday, April 10, 2006

Les vieux



Les vieux d'Australie parlent encore, et pas seulement parfois du bout des yeux, ils n'ecoutent pas la pendule d'argent, qui ronronne au salon qui dit oui, qui dit non.
Le 3eme age australien est tres actif. Beaucoup sont volontaires, en dehors des heures d'universite du 3eme age. Robert dans son kiosque de Martins place guide le touriste a l'air egare, Georges fait visiter le plus vieux phare de la cote Est (1860), et Bill 89 ans fait traverser les jeunes filles a la sortie du college. C'est certainement encore un avantage de vivre dans un pays ou le chomage est quasi inexistant. Georges, Robert et Bill touchent la meme retraite (equivalente a un RMI, ils ont mis de l'argent de cote par ailleurs) mais ils ne payent le train et le bus qu'un dollard symbolique. Quand a notre sempiternelle Elisabeth, elle suit des cours d'internet, sa maison est une terre d'asile pour le voyageur et elle est toujours prete a enfiler ses basquets...
Voila, on s'essaie aux chroniques sociales, pour eviter de vous parler de notre semaine de travail et de notre dimanche a Palm beach (les images suffiront). Dans la semaine, on va tacher de prendre Bill en photo, c'est notre prefere (apres Eli Eli).

Monday, April 03, 2006

Journee de greve et d'observation de la faune/flore locale

Bonjour, on a bien pense a faire une journee de solidarite avec les grevistes francais du CPE, car on suit david Pujadas sur "France 2 - Nouvelle Caledonie" tous les matins, au petit dejeuner. Ca aurait ete dommage de ne pas vous raconter notre WE avec julie, Werner, les eucalyptus, les fan tail, les koocaburas, cockatoos et autres objets volants non identifies. Pour identifier ces OVNI, il nous a d'abord fallu apprendre a maitriser l'outil du bird-observer, duquel il ne se separe jamais, meme au volant de sa voiture (le bird observer est un passionne) : une paire de jumelles. Il s'agit de retrouver la bete au milieu du feuillage, puis de chausser ses jumelles sans en perdre la trace. Quand c'est un aigle qui vole au dessus des falaises orange des Blue Mountains, on a l'impression de voler avec lui, de plonger et de prendre les ascendants (ca a donne mal au coeur senseible de Sebastien).
Nos hotes de ce week end, que l'on remercie chaudement s'ils arrivent a comprendre ce message, etaient deux australiens, amoureux de la nature. Julie consacre regulierement 1 journee a arracher les mauvaises herbes (weeds) dans la foret. Elle entend par mauvaises herbes tous les rosiers, pommiers et autres especes qui ne sont pas "natives" et qui donc, menacent l'equilibre naturel. Ce qui est genialement saugrenu aussi, c'est que pour chaque nouvelle espece qu'ils decouvrent, les botanistes inventent le nom latin que les romains lui auraient donne s'ils avaient soupconne l'existence de l'Australius, Australii. Werner, cependant, etait lui aussi une espece importee. A l'age de 22 ans, il lit une annonce du gouvernement australien dans un journal local de la Ruhr. 2 semaines plus tard, le voila embarque pour 10 livres sterling a bord d'un paquebot en direction de Sydney, via le canal de Panama et Tahiti. Depuis, il n'a revu son Europe natale que 2 fois (les mamans et grand-meres, ne vous faites pas de soucis, on sera revenus d'ici la fin de l'annee, c'est promis). Il fait partie de cette generation d'anglais et d'allemands qui ont migre en masse dans les annees 60, et que les anglais implantes en australie depuis plus longtemps appellent les 10 pounds poms.
Et pour finir, speciale dedicace aussi a Nicolas, le bresilianophile de Bondi Beach et aux boubous, les collegues sabatiques de Toulouse avec qui on a passe de sympathiques soirees.
Nos espions russes nous ont rapporte que certaines personnes non encore identifies, consulteraient regulierement le blog sans y laisse de trace ecrite. A ceux la nous envoyons tout nos encouragements et notre soutien pour qu'ils se signalent.